Message de Philippe (redescendu à 3.400 mètres), ce vendredi 22 mai, 18 heures (Poitiers)

7.700 mètres, altitude maximale!

Mercredi 20 mai : nous sommes au dernier camp et nous ne souffrons pas des phénomènes habituels dus à l’altitude ; nous nous sommes bien acclimatés ; nous avons beaucoup diné et petit-déjeuné. Personnellement, je ne me sens pas atteint par des troubles du comportement et suis prêt à affronter le dernier jour d’escalade pour atteindre le sommet.

La nuit est très froide. Nous nous réveillons vers 3 heures ; il nous faut 2 heures pour nous restaurer et nous équiper avant de sortir de la tente. J’ai quelques inquiétudes, l’extrémité de mes deux pouces étant un peu gelée.

Nous partons, sereins, au lever du jour.

De ce camp 7, nous avons une vue extraordinaire : en dehors du Manaslu, il n’y a aucun sommet plus haut.

Nous progressons avec prudence sur la glace vive, mais rapidement ; nos sacs sont presque vides et nous sommes très motivés.

Vers 7 heures du matin, le ciel se charge douloureusement… La décision de Paulo n’est pas discutable: nous faisons demi tour!

Nous sommes à quelques 4 heures du sommet et nous vivons ce changement de direction comme une injustice, mais nous sommes tous vivants et en bonne santé!

Dans une prochaine chronique (en principe, demain), j’expliquerai plus précisément les raisons de notre renoncement à 500 mètres du but.

Carte postale François Daminalo – 20 mai (Népal)

Le somment du Manaslu presque atteint (Photo F Damilano pour libévoyage)Presque… Quelle aventure tout de même !!!

Extrait :  « En fait, le mauvais temps est arrivé tout de suite. Beaucoup de blizzard, tout était très  sombre. On montait, montait, puis Paulo a décidé que la sécurité imposait de ne pas poursuivre. »

 

 

Pour lire la carte postale de FD (libévoyages): Chronique d’un 8000: le sommet enfui

Photo : libévoyages